Les attelages du Kreiz Breiz

Chantiers environnementaux

Travaux de rivières :

Suite à la tempête de 1999 qui engendra des dégâts importants sur quelques grosses rivières, je contactais les communautés de communes et syndicats de rivière, afin de leur proposer mes services. Arbres couchés, embâcles énormes, niveaux d'eau élevés, les taches étaient difficiles d'autant plus qu'il fallait convaincre du bien fondé de l'utilisation du cheval en rivière dans des endroits inaccessibles aux engins mécaniques, effectuer des devis justes et rémunérateurs afin de répondre au mieux aux appels d'offres, faire mieux que la machine dans ces endroits sensibles, passer des berges souvent très hautes et donc utiliser des techniques de mouflage pour évacuer et charpentières du lit des rivières, familiariser les chevaux au travail dans l'eau (courants parfois très puissants, berges humides, cailloux et rochers présents dans l'eau...)

En 2000, on me confiait une partie de ces travaux avec un collègue bûcheron, sur le Léguer et le Jaudy. La réussite de ces chantiers devenait alors le point de départ de nombreuses interventions de ce type (300 km de rivière sillonnés jusqu'à ce jour : travaux sur le Léguer, le Jaudy, le Blavet, le Scorff, le Leff et leurs affluents).

Si le cheval est moins efficace que la machine sur les très gros arbres (diamètre supérieur à 80), il excelle sur les diamètres inférieurs grâce à son étonnante mobilité dans ces endroits souvent très fermés, sa grande puissance de traction et sa grande capacité à travailler dans l'eau. Ceci place la traction animale à une place très concurrentielle pour l'exécution de ce type de chantiers tout en respectant les boisements bordant les rivières.

Destruction de fougères :

Dans les plantations : la fougère envahit les jeunes plants et les étouffe. Le travail avec un brise-fougère permet d'ouvrir le milieu, de réduire les exportations d'eau. La traction animale est très efficace tant sur la rapidité d'exécution (jusqu'à 2,5 hectares par jour), que sur la qualité de travail dans les plantations pentues. Sur les sites envahis par la fougère qu'on souhaiterait revoir enherbés : deux passages par an sont nécessaires à des moments précis durant deux ou trois années. Le but n'est pas de couper la tige mais de la blesser afin que la plante s'essouffle.

Réouverture de prairies ensaulées :

Les différentes politiques pour la qualité de l'eau menées par l'Agence de l'Eau et les Collectivités, ont conduit les bassins versants à travailler sur les milieux humides. Les prairies jadis fauchées ou pâturées furent abandonnées (par une agriculture de plus en plus moderne) au fil des années car trop enclavées. Le saule y est prépondérant, étouffant pour les plantes typiques de ces milieux humides. Pour que ces prairies jouent à nouveau leur rôle de filtre et afin de retrouver la biodiversité floristique et faunistique caractéristiques de ces milieux, le déboisement est nécessaire.

Là encore, le cheval est un allié intéressant pour l'exécution de ce type de travaux car particulièrement adapté au travail en milieux humides et à la préservation des sols fragiles.

Exemples de chantiers réalisés en 2015 :

- Réouverture de milieux humides à Plougrescant sur les marais de Goarmel : abattage de gros peupliers et de saules (abattage et débardage au cheval et mécanique) ;

- Travaux de rivière sur le Gouët et le Léguer : enlèvement d'embâcles et d'arbres couchés ;

- Abattage d'épicéas de sitkas sur landes protégées appartenant au Conseil Général 22 sur la Commune de Trémargat (abattage et débardage au cheval et mécanique) ;

- Travaux de mise en sécurité des chemins bordant le lac de Guerlédan (abattage et débardage au cheval) ;

- Destruction de fougère sur la réserve Paule Lapique à Ploubazlanec (22) pour l'Association Bretagne Vivante et à Penvénan pour le Syndicat du Jaudy.